Tourisme

Tourisme

Les territoires ruraux des parcs naturels régionaux, par définition d’une qualité particulière, ont un attrait touristique, souvent évident, parfois à révéler. Le tourisme fait partie des atouts du développement de ces territoires. Il est donc au cœur des stratégies des parcs, mais il ne s’agit pas de n’importe quel tourisme. Dans ces territoires voués au développement durable, il s’agit d’un tourisme durable, c’est-à-dire porteur de croissance économique, socialement enrichissant, culturellement ancré dans l’identité locale et respectueux de l’environnement afin d’assurer la pérennité de sa qualité.

La dénomination « Parc Naturel Régional» est perçue comme une garantie de qualité des paysages, des milieux naturels et humains, de la qualité de l’offre de découverte, d’accueil et d’hébergement.

Le tourisme est un enjeu économique majeur pour les Parcs Naturels Régionaux

  • Leur capacité d’accueil est de 2 millions de lits. Les communes des territoires des Parcs ont un taux de fonction touristique et une part d’emplois touristiques supérieurs à la moyenne des communes rurales et disposent de plus d’équipements de randonnée ;
  • 27 Parcs ont adhéré à la charte Européenne du tourisme durable ;
  • 30 Parcs utilisent la marque « Accueil du Parc » ;
  • Toutes les chartes de Parc consacrent un chapitre au tourisme.

Les Parcs ont fait le choix de l’écotourisme dans lequel le développement est conjugué avec la préservation et la découverte de la nature.

Les Parcs ont contribué à construire des offres touristiques basées sur la rencontre avec un territoire, son histoire, sa culture, ses habitants. Ils se sont attachés à la transmission de valeurs fortes autour de la qualité patrimoniale, de l’éco-citoyenneté, de l’ouverture et du partage. Pour cela, les Parcs favorisent la mise en réseau d’acteurs du territoire de divers horizons.

La Fédération des Parcs naturels régionaux a adhéré au pôle d’excellence Écotourisme/Slow tourisme. Ce pôle destiné à promouvoir la destination « France » à l’étranger représente pour les Parcs naturels régionaux de France un atout supplémentaire pour le développement du tourisme itinérant et, plus généralement, de l’écotourisme.

Les actions des parcs sont étroitement adaptées aux conditions locales. Rien ne se passe de la même façon d’un territoire à l’autre.

Maîtriser les conséquences d’un tourisme de masse

Certains Parcs se trouvent dans des régions de longue date touristiques, dans des espaces intensément aménagés produisant friches et déchets en grandes quantités. Ils doivent convaincre les acteurs locaux et les touristes eux-mêmes, que pour continuer à profiter des sites ils doivent aider à les protéger.

C’est la priorité du Parc de la Narbonnaise qui s’efforce de faire prendre au public conscience de ses responsabilités à l’égard du territoire. L’opération “Plage vivante” a mis l’accent sur les sternes, ces oiseaux qui nichent sur le sable. Avec les campings volontaires, le Parc a créé un Groupement des hôteliers de plein air de l’Aude, qui acceptent de sensibiliser leur clientèle à des comportements citoyens. Il a fédéré des associations intervenant dans les écoles de son territoire, dans une “Ecole du Parc”.

La préoccupation centrale du Parc du Vercors est la mise en réseau des professionnels. C’est ainsi qu’il a aidé à la mise en place d’un réseau de gîtes, puis à améliorer la qualité de l’accueil. La marque “Accueil du Parc” a permis de développer cette qualité.

Développer une nouvelle cohérence territoriale

Les Parcs du Verdon et du Pilat sont des territoires de moyenne montagne à vieille tradition de tourisme “vert”.

Dans le Verdon, le tourisme constitue l’activité économique principale mais génère d’importants déséquilibres tant dans l’espace (entre les sites renommés, d’une part, et des patrimoines restés confidentiels, d’autre part) que dans le temps (entre le raz-de marée estival et le manque de visiteurs le reste de l’année). Le Parc a formalisé et structuré son intervention dans le cadre d’un Schéma de Développement du Tourisme Durable dont les objectifs et les actions s’inscrivent dans une optique « hors circuit, hors saison ».

La particularité du territoire du Parc du Pilat est d’être péri-urbain, au centre d’un cercle formé par les agglomérations de Saint-Etienne, Lyon et le très urbanisé couloir rhodanien jusqu’à Valence. Le premier chantier consiste à aménager des parcours de découverte, des itinéraires d’interprétation. Des entreprises touristiques du territoire, des hôtels, des restaurants, des organisateurs d’activités de pleine nature, se sont engagés en faveur du tourisme durable. Avec les autres Parcs du Massif Central regroupés dans IPAMAC il a décidé de mettre en marché une offre collective de séjours touristiques conçus selon les principes du tourisme durable. Il a, pour sa part, créé une « Route de l’eau ».

Le Parc Livradois-Forez est allé encore plus loin dans le partenariat avec les acteurs de terrain. Ses responsables ont décidé de mettre l’accent, en matière touristique, sur la “gouvernance territoriale”. Les attentes des prestataires touristiques, des institutions, des habitants et des élus pour que le développement du tourisme soit maîtrisé et géré localement étaient fortes. Ceux qui ont adhéré à l’Association Auvergne Livradois-Forez Tourisme ont un pouvoir décisionnel. Des communautés de communes du territoire, des offices de tourisme et des réseaux de professionnels sont adhérents.

Inventer de nouvelles formes de tourisme dans des zones qui n’ont pas de tradition touristique

La découverte de l’identité des territoires, dans le cadre du Parc, est l’occasion de mettre en évidence une attractivité touristique.

Le Parc du Perche a construit son développement sur une identité retrouvée, celle de la célèbre race de chevaux de trait. Le Parc soutient la filière et propose une offre touristique identitaire autour du thème “percheron” (prestations d’accueil, visites d’élevages, balades attelées, valorisation des lieux d’histoire autour du cheval percheron, développement de l’attelage de loisir en forêt).

La population du Parc Scarpe-Escaut a fini par s’habituer à l’idée que les terrils sont maintenant des éléments d’un paysage qui parle de l’identité de la région, et qu’on peut s’en servir pour développer un tourisme culturel. Le carnet de découverte qui présente aux visiteurs la richesse humaine, architecturale, floristique et faunistique des terrils est nommé “Une autre idée du minier en Scarpe-Escaut”.

Le Parc du Vexin français, vit le paradoxe d’être devenu touristiquement exploitable, parce que cette région rurale, par la création du Parc en 1995, a su résister à l’urbanisation galopante, s’imposer des règles architecturales et paysagères strictes, qui en fait un lieu d’exception aux portes de l’agglomération la plus visitée au monde. Le Parc a incité les acteurs locaux à créer des gîtes et des chambres d’hôtes. Il propose désormais de l’aide aux collectivités pour “un développement touristique vert et culturel maîtrisé” sur le thème “si proche (sous-entendu de Paris), si différent (de la ville)”.